« Autisme et A.B.A : une pédagogie du progrès » où comment aider son enfant dans les comportements problématiques ?

Coucou,

Avec mon fils autiste, la lecture de livres pour mieux comprendre son handicap, comment l’aider au mieux dans le quotidien, est inévitable. Surtout qu’il est instruit à la maison, sans institution même à distance, par choix assumé. Par évident au quotidien mais je pars du principe, pas insurmontable non plus.

J’aimerais aller en formation mais j’ai beaucoup de freins :

  1. Le temps et la garde des enfants
  2. Prix et déplacement + hébergement
  3.  La PCH auprès de la MDPH doit être largement justifié et cela devient parfois complexe à obtenir et c’est aussi encore le dossier à remplir et à renvoyer en sachant que cela met au-delà de 4 mois pour avoir une réponse.

Faire venir une psychologue A.B.A ? Oui mais vu la dépense énorme, d’une prise en charge complète, pouvant atteindre des sommes jusqu’à 8000 € non remboursé ?????!!!  Je ne sais pas comment font les familles, empruntent-elles ? Arrivent-elles à se faire prendre en charge par la MDPH dans le cadre d’une PCH ? Pour moi trop cher et vu l’évolution de mon fils, je verrais si un jour j’en ai l’utilité.

D’où voilà pourquoi je lis et je m’auto-forme en disant, je ne suis pas plus bête qu’une autre, je peux comprendre plein de choses !

A la lecture de ce livre, qui se présente plus comme un guide, pour faire découvrir la méthode ABA, par sa définition :

« Applied Behavior Analysis » – « Analyse Appliquée du comportement »

m’a surprise que indirectement rejoignait de près les lectures sur les pédagogies bienveillantes, donc je l’appliquais déjà à la maison. Cette méthode va permettre d’affiner et compléter mes connaissances.

Je m’attendais quelques choses d’énormes, 400 pages et  puis finalement non.

L’objectif de la lecture de ce livre : 

  • Découvrir la méthode qui est recommandée par la Haute Autorité de Santé mais très peu mise et reconnue par la France. (aberration)
  • Trouver des solutions aux comportements problématiques de mon fils comme :
    • Le refus +++ de vouloir se mettre au travail ( moins de 1h par jour hors WE)
    • Les crises comme pousser des cris et se mettre à tourner en rond autour de sa table dans sa chambre – dans ce cadre je l’appelle pour l’occuper avec des dessins ou coloriages car j’avais déjà des doutes que les crises survenaient quand il s’ennuyait ou fatigue ou parler tout seul en faisant le « kangourou » dans la rue (je peux vous dire que c’est épuisant), l’auto-stimulation ou auto-mutilation ou les morsures quand l’enfant est hyper frustré car les jeunes enfants autistes ont plus de mal à gérer des émotions comme la frustration qui se transforme en colère puis en colère morsure parfois contre la sœur ou les parents. Je ne vous dis pas le nombre incalculable de morsures subies, même en lieu public par mon fils. Heureusement c’est plutôt rare depuis que le langage et que j’ai commencé la pédagogie bienveillante à se mettre en place.
    • Mieux utiliser les « renforçateurs » mais les renforçateurs nous les utilisons tous indirectement dans notre quotidien.  Là c’est plus pour mettre en place un cadre plus structuré, un peu difficile vu que l’on est en I.E.F, réajusté disons.

 

Certains me diront mais pourquoi l’obliger à faire du formel et pourquoi ne pas aller à 100 % à l’informel dit aussi « unschooling »

Avec l’autisme, on serait tenté de faire du « unschooling » à 100%, vu comment ils réagissent.

Le hic c’est que pour les apprentissages de bases et faisant partie du socle, notamment de la lecture, écriture, calcul etc…, parmi les troubles associés, vous avez les activités restreintes.

               Qu’est-ce que l’on appelle « activité restreinte » ?

C’est à dire qu’il va tourner en permanence et selon la gravité d’atteinte de l’autisme (pour mon fils il a été situé entre léger et modéré) avec les mêmes intérêts sans forcément aller naturellement sur d’autres activités. Il n’aura pas la curiosité naturelle que peuvent avoir d’autres enfants, d’y voir un intérêt d’apprendre autres choses.

On ne peut pas pratiquer le « unschooling » à 100% avec un enfant autiste. Il faut s’assurer des bases de l’enfant et l’aider à l’accompagner sur d’autres sujets car parfois ils peuvent rester des années sur les mêmes jouets, ou même(s) activité(s) sans en sortir et ne jamais ou très tardivement par exemple la lecture ou l’écriture. Parfois l’une des activités peut servir d’auto-stimulation, ce qui peut rendre la tâche complexe ensuite.

Un livre pour tous ?

Je dirais que le livre est à la portée de tous les parents (ou autres professionnels ou enseignants) qui souhaitent aider leurs enfants à domicile même si celui-ci est scolarisé ou en établissement spécialisé. Il sera dotant un plus pour puiser dès que l’on a besoin, les exemples ne manquent pas (Sommeil, Propreté, Comportements problématiques) et développer le verbal de l’enfant. La découverte de l’autisme provoque toujours un choc et un bouleversement des habitudes familiales.  C’est une bible à garder près de soi !

La méthode A.B.A peut paraître intense car il faut parfois être réactif dès qu’un comportement problématique survient pour le réduire rapidement et plusieurs problèmes peuvent intervenir dans une journée. Il faut pour cela s’accrocher car parfois les résultats peuvent prendre du temps (parfois des années), surtout si l’enfant a été diagnostiqué vers l’adolescence et avoir de l’énergie, si comme mon fils, il a tendance à être plein vie, limite « hyperactif ».

Se contenter uniquement de cette méthode ? Je dirais «  »non, car elle suscite aussi la controverse par sa rigidité, donnant l’impression que les enfants communiquent avec des phrases types, robotisées presque. J’en ai un exemple pour mon fils qui a du être appris à l’hôpital de jour :

  • Je veux du X(objet), s’il te plait « maman ou papa ou parfois mapa un mélange des deux  (et non à une célèbre marque de gants ménagers) »

C’est robotisé dans le sens que l’on entend dans la tonalité de la voix, parfois l’objet désiré n’est pas l’objet demandé et la phrase est dite « par coeur ».  Maintenant les mots « Désolé » ou « S’il te plait » ou « Merci » sont acquis. « Bonjour Madame ou Monsieur » dorénavant nous avons du naturel ou même  » Au revoir » avec un signe de la main est devenu naturel car il a compris quand il fallait le faire, ex :  quand on part d’un magasin ou on s’en va même chercher le courrier ou à la boulangerie par moi ou mon mari ou « câlin » et il tend ses bras pour un câlin.

D’où les raisons que certains parents se tournent vers d’autres méthodes comme Teacch ou la méthode des « 3i », dont cette dernière est non recommandée par la HAS mais cela ne freine pas pour autant,  pour apporter un repère structuré dans les apprentissages de l’enfant (Teacch) mais aussi le développement naturel sur un point de vue social et verbal (Les 3i ou kaufman) pour compléter.

Pour en savoir plus : 

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