Contrôle académique pour mon fils autiste

Hier j’ai eu le contrôle académique pour l’année « scolaire » 2019/2020 concernant exclusivement mon fils. Un contrôle académique « spécial autisme ». Une des raisons aussi que je suis moins à écrire des articles sur les blogs. J’ai beaucoup de travail !

Cela se déroule 11 mois après leurs dernières venus qui s’étaient soldés de façon incongru par un « avis défavorable » que j’ai contesté en recours administratif hiérarchique*. Si d’habitude ils font leurs contrôles en Janvier/février, le fait qu’ils viennent en novembre, fait suite à l’avis défavorable et que j’ai contesté. Dans le courrier de réponse du DSDEN, il avait dit qu’il voulait un contrôle avant la fin de l’année civile.

Au préalable du contrôle :

Dans les jours suivants la convocation :

J’ai envoyé comme je l’avais fait en juillet (cf article : Bilan d’une 5ème année)

_ Un bilan EDCS « Epsilon à l’école » de Lydie Laurent avec des graphismes en barre en fin de bilan pour démontrer la progression par domaine, cycles…

_ Le journal quotidien avec photos du travail réalisé, un tableau qui indique la matière, le support, l’objectif puis une partie note où j’indique comment mon fils a réalisé l’exercice (refus, difficulté…)

_ Un certificat médical motivé du Pédopsychiatre qui précise l’impossibilité pour mon fils de suivre une scolarité en ULISS-TED ou en classe ordinaire.

_ Le certificat d’inscription de la fédération du Tennis de Table

_ Un bilan personnel qui résume nos supports en évoquant :

  • Le dispositif de soin (les soins en cours et liste des professionnels, le dispositif d’attente dans un établissement de soin)
  • Les évaluations depuis la dernière évaluation
  • Les adaptations au quotidien (Time-timer, écran de concentration, matériels d’adaptation)
  • Les relations extérieures à la famille (la sociabilisation)
  • Les supports utilisés au quotidien
  • J’explique comment je procède au quotidien avec mon fils
  • Comment essayer de faire des exercices avec lui et comment s’y prendre

Pour vous donner une idée car beaucoup me demande « comment je prépare les contrôles ? » Je précise que mon fils n’a pas de cours CNED. Je reprends les manuels de sa sœur avec du montessori et divers pédagogies.

Sur le plan psychologique pour mon fils, il fallait le préparer avec la part de savoir qui venait en tant que conseillère pédagogique ASH (une inconnue). Il a compris l’enjeu du contrôle. Je lui explique simplement que les personnes qui viennent poser des questions à sa sœur aînée viennent aussi pour lui car il est en âge où apprendre des choses pour réussir plus tard et pareil que pour sa sœur, c’est obligatoire et annuellement. Qu’il ne s’inquiète pas, il fait du mieux qu’il peut et nous sommes là avec lui si besoin.

Pour info : mon fils est autiste de haut niveau mais pas asperger. Il est situé entre léger et modéré pour son handicap. Il a toujours refusé les évaluations cognitifs et de QI, même avec préparation. Au fond, cela a peu d’importance qu’il soit asperger ou pas, même pour lui. Il est autiste, le trouble neuro-développemental est déjà pas simple à gérer au quotidien alors les étiquettes pour la normalité ou effet de mode. Très peu pour moi. A son niveau, il a bien conscience de ses difficultés et son handicap mais il ne se sent pas différent de la société, il est tel qu’il est, une personne, un enfant avant tous ! 

Notre état d’esprit pour ce contrôle ?

Nous étions plus stressés que d’habitude, j’espérais de tout cœur que mon travail de ces derniers mois seraient enfin payant. Réussir à démontrer non seulement que j’instruis en suivant et comprenant la sensibilité ainsi que la particularité du trouble autistique de mon fils mais aussi que j’utilisais toutes mes ressources à domicile au profit de son instruction et de sa progression.

Il faut dire aussi quand j’ai reçu la convocation un mois plus tôt, bizarrement un sentiment de colère intérieur à resurgit en mois avec une puissance que je n’avais pas venue venir. Une colère malsaine qui ne redescendait pas (et pourtant j’ai passé 5 jours et demi non stop, fin octobre à nettoyer la salle d’instruction alias notre bureau). Je me connais dans ce cadre, je suis explosive et je n’ai pas peur. Ce n’est que la vieille et jour J qu’elle est redescendue. Il faut dire aussi que j’en voulais à l’IEN-ASH de son avis défavorable, de son rapport à côté de la plaque, de tout le travail de recours administratif à côté, des heures de rapports à saisir dans l’urgence…. Bref un boulot monstrueux, juste pour démontrer que l’instruction dans la famille est la forme de scolarisation qui convient le mieux à mon fils. Que je ne suis pas une dinde sortie de l’école même si je n’ai jamais fait un cursus en science de l’éducation ! Avec mon mari, on était prêt et si vraiment avec tous le travail que j’avais fait, cela n’allait pas, on était prêt à ester ensuite au tribunal administratif. Et finalement… heureusement que j’ai un niveau BTS Assistante de Gestion PMI PME, un bac pro secrétariat en poche, un certificat de formation de secrétaire médico-sociale et d’écrivain public. C’est là où j’ai puisé mes ressources pour rebondir. Je me suis préparée comme si je passais un oral d’examen !

Sur la convocation j’avais vu qu’il venait à 3, deux inspecteurs (une ASH et celui de la circonscription et une conseillère pédagogique ASH. (des supers enquêteurs que je surnomme personnellement « les costumes cravates du MEN » car je ne sais pas si vous avez remarqué mais les IEN sont habillés comme des banquiers. Mon fils il les surnomment « papy, mamy » (ils ont pris un coup de vieux quand ils ont su leurs surnoms, ils ont rigolé même.)

Dit conseillère pédagogique ASH, dit tentative d’exercices sur mon fils. J’étais prête à cette possibilité et mon fils aussi.

On s’était réparti les rôles avec mon mari qui normalement devait prendre des notes. C’était d’ailleurs la première fois que je le voyais stresser pour un contrôle académique.

J’avais fait dans un coin de la pièce, sous forme de stand de présentation, le matériel adapté disponible pour mon fils, j’ai :

  • Un écran de concentration fait maison 
  • Une brosse de massage Wilbarger
  • Une horloge synopse (12h maison et que mon chat « Milo » a cassé ce matin en jouant avec l’aiguille des secondes)
  • Un planning hebdomadaire avec pictogramme
  • Des crayons et règles adaptés
  • Un time timer
  • Des pictogrammes aimantés pour mettre l’ordre de travail.
  • Deux chaises dont au pied j’ai installé avec des chambres à air (3€ le lot de 2 à Decathlon) pour canaliser les enfants.
  • … (il manquait la balle anti-stress)

Comment s’est déroulé le contrôle ?

Ils sont arrivés avec un peu de retard mais ensemble. Mon fils a salué et serré la main en disant « Madame » et « Monsieur » de façon adaptée.

  • Vérifier par des exercices que l’enfant est instruit

Dès d’entrée de jeu, à peine assis, la question des exercices sur mon fils est arrivée. (Pourquoi je me tape 270 pages de rapport pour quand même vérifier mes dires – ils le font à l’école ? Avec un enseignant ?) Je sais que je ne peux pas m’y opposer de façon direct sur un plan juridique. La vieille, la psychomotricienne de mon fils m’a fait rappelé un document que j’ai retrouvé, placé en carte joker si besoin. Il est indiqué :

Concernant l’évaluation de « X », il me semble important qu’il soit évalué sur différents temps, afin qu’il puisse prendre ses repères avec l’évaluateur, et répondre au mieux aux exigences attendues. »

Ils sont malins dans mon académie, ils ont fait venir une conseillère pédagogique ASH spécialisée dans l’autisme (elle a travaillé auprès d’enfants autistes pendant plus de 15 ans). Je m’en doutais et j’avoue que c’est un plus. Ils ont pris en compte la problématique soulevée lors de la contestation.

J’ai répondu « essayons ! » Nous avons appelé notre fils, installé l’écran de concentration là où il avait l’habitude de travailler. Il a demandé si la dame était gentille et effectivement elle fut douce, bienveillante et elle a fait de son mieux pour avoir des informations sur ces connaissances. Il s’est prêté au jeu pendant 3/4 d’heures environ. Il faisait un dessin pendant qu’il répondait de façon épisodique aux demande de la conseillère. Il voulait aussi rester sur ses propres supports. J’ai essayé de l’accompagner mais je devais aussi m’entretenir avec les inspecteurs. C’est une prouesse sachant qu’il était dans le refus depuis 2/3 semaines. Il a arrêté en disant : « C’est fini ? je ne veux plus » et il est parti faire autre chose. Il a été félicité d’avoir essayer de bien répondre malgré la difficulté.

Les sujets abordés lors de l’entretien avec les inspecteurs ?

Même si c’est mon mari qui a ouvert l’entretien, je suis vite intervenue car ce n’est pas lui le parent instructeur principal. C’est à moi de répondre aux questions.

  • Démontrer qu’il y a instruction, progression et de façon adaptée :

Déjà ils ont été impressionnés par les documents cités ci-dessus. Ils trouvent d’une extrême précision et l’IEN-ASH a reconnu que parfois le socle commun est trop flou pour vraiment connaître les acquisitions d’un enfant surtout avec un handicap. (à ce moment là j’ai essuyé mon front pour dire « ouf » et retrouver le sourire). J’ai expliqué brièvement comment je procède pour établir le document et les graphiques. J’ai montré le livre « D’une classe à l’autre » de Lydie Laurent pour appuyer mon inspiration afin d’établir les statistiques en fin de bilan.

 En IEF et surtout plus on avance avec les années, plus on a le sentiment de s’éloigner d’une certaine réalité de ce que peuvent apprendre les enfants scolarisés en établissement. On a des articles mais un fossé se creuse. C’est déroutant parfois d’avoir cette sensation de naviguer à l’aveugle. Je pense que je ne suis pas la seule à avoir cette impression. L’IEN de circonscription qui a une expérience de suivre les familles en IEF, connait bien cette problématique. Dans ce cadre il me conseille de regarder les évaluations nationales, sans forcément les pratiquer mais juste pour me repérer.

L’importance pour eux n’est pas l’enjeu du niveau mais qu’il apprend et progresse. J’ai également mis les choses au clair. Mes enfants continueront en IEF jusqu’au bac surtout pour mon fils. Je n’envisage aucunement une scolarisation en établissement pour lui. Mon fils est trop atypique pour aller en établissement. Il refuse les tests standardisés dans le secteur médical alors dans le monde de l’éducation…. Même avec préparation.

L’IEN-ASH a remarqué qu’elle découvre non plus un enfant « bébé » mais un enfant avec une maturité d’enfant presque propre à son âge. C’est ce qui l’a frappé !

  • Le suivi de soins :

On a rappelé qu’il était suivi en libéral et en attente d’intégration d’un établissement SESSAD. Nous avons appris que l’éducatrice spécialisée ne suivrait plus notre fils et je suis septique sur l’intégration avec l’établissement et pour plusieurs raisons :

  1. La réflexion de l’IEF de la part du médecin responsable de la structure
  2. Le buisness des institutions et l’IEN-ASH a reconnu qu’il n’était pas prioritaire car il a des soins auprès des libéraux.
  3. Je reste amer de l’hôpital de jour, hormis qu’il n’y que l’éducateur/trice spécialisé-e qui m’intéresse pour la structure.

Les questions sur le suivi de ce que font les libéraux, on en a parlé.

On a évoqué la date de renouvellement du dossier MDPH et que je réfléchis si je prolonge la demande de SESSAD, est-ce que je vais faire une demande SATED pour pouvoir souffler aussi ? (établissement permettant aux parents de déposer leurs fils et souffler. L’établissement propose des sorties aux enfants dans loisirs comme piscine, accrobranche, équitation… une forme de colo adaptée pour un week-end ou une semaine financée par la MDPH). Mon mari a précisé que mon rôle ne permet pas de vacances, de jour de RTT ou de maladie. On est sur le pont tous les jours quoiqu’il arrive ! Ils m’ont dit de faire attention et d’envisager de me pauser aussi et de penser à moi ainsi qu’à la sœur aînée (elle a eu le droit à se faire charrier car j’ai eu la réflexion qu’elle est parfois plus difficile d’instruire que mon fils dû à son caractère).

Leurs conseils : Demander lors du renouvellement, la notification pour les deux établissements même si la notification ne suit pas dans les faits. J’ai encore le temps de la réflexion car le dossier doit se renouveler pas avant 2021 !

  • Sociabilisation ou les relations extérieures au cercle familial :

Au niveau sociabilisation, on a évoqué le problème que notre fils voudrait faire de la musique au conservatoire mais qu’ils m’ont clairement dit que je devais embaucher quelqu’un. Ils sont parfaitement au courant de la problématique, élitiste et refus de formation de la part de cette école de musique. Mon mari a demandé s’il était possible de nous mettre en contact avec une personne connaisseuse dans l’éveil musical. C’est les freins parfois de faire accepter et adapter l’autisme partout.

Par contre pour le tennis de table ils sont ouverts et l’animateur cherche à comprendre l’autisme comme handicap. Qu’il y a aussi de adaptations qui ont été fait au sein du sport. Mon fils cherche le contact avec ses camarades de sport et intègre le groupe. Il est aussi avec des camarades qui ont eu un camarade à l’école autiste. Je vois que l’inclusion dans les mœurs arrivent ! J’ai précisé que je l’accompagne aussi. (J’ai plusieurs casquettes : aidante familiale, AESH (AVS), parents instructeurs, éducatrice spécialisée, etc…) – Dans le bilan résumé, j’ai aussi montré un exemple des règles de comportement pour mon fils en pictogramme.

Les rencontres non scos et que récemment il a fait connaissance avec un autre enfant comme lui autiste à la maison ou sinon de façon fortuite.

  • Les conseils pour surmonter les difficultés :

On a évoqué les problèmes d’écriture de mon fils, sa motricité pas encore suffisamment en place, de mettre le cahier séyès classique un peu de coté, revenir sur un cahier avec des interlignes plus adaptés. De continuer avec le matériel sachant que je vais chercher aussi dans d’autres handicaps (hyperactivité, dys etc… pour aider mon fils).

Sur le plan de la lecture, j’ai montré les fiches de début de semaine, que nous entamions la certitude de compréhension de lecture et des petits textes (pour cela je reprends le classeur d’activité des Alphas partie III). Ils m’ont dit bien. De bien m’assurer qu’il sache lire un petit texte et le comprendre. D’apprendre l’alphabet.

Au besoin j’ai même invité mon IEN de circonscription a expertisé mon armoire de livres, manuels. Il ne l’a pas fait. J’ai même dit que tout est en place, même en cas de contrôle inopiné.

  • L’autonomie, comportement des enfants :

Mon fils qui a le visage de l’IEN de circonscription comme familier, voulait que celui-ci s’intéresse à lui. Il fut en permanence solliciter dans le seconde partie du contrôle.

Ma fille aînée devait partir à son cours de violon, le contrôle ne la concernait pas, mon IEN de circonscription s’est levée pour s’intéresser à elle, si tout allait bien ? Elle a répondu affirmativement et qu’elle avait eu son examen de son cycle 1 de musique. Un bref apparté qui démontre que les IEN sont attentifs aux enfants présents sous le toit de la maison.

Son autonomie dans le quotidien de notre fils n’est pas un souci. C’est « MacGyver » ! Il s’habitue très bien à la foule, il sait se cuisiner des pâtes, se faire des tartines, s’habiller, se doucher, demander un petit pain à la boulangère (le petit gourmand). On nous a demandé si sa sœur pouvait l’emmener dans la rue, on a dit non car il pouvait se mettre encore en danger et que ce n’est pas son rôle de s’en occuper ou de le garder sauf exceptionnel. On nous a demandé s’il s’avait où était la maison, on n’a pas su répondre car on est pas encore dans cette optique de validation de cette apprentissage.

Au niveau informatique, aucun souci, d’ailleurs l’IEN ASH a été prudente, elle n’a pas sortie son ordinateur (la fois dernière, il voulait piquer l’ordinateur). On a expliqué qu’ici, le contrôle parental était en place et de façon organisé (cf article pour avoir des idées : Comment arriver à limiter le temps d’écran chez nos enfants ?).

Conclusion :

Au bout d’1h30, d’entretien en majorité, ils m’ont félicité pour le travail accomplit avec mon fils, autant au niveau documents que instruction. L’IEN-ASH m’a doublement félicité et sur une note plus que favorable en partant. En me serrant la main, elle était doublement impressionnée. Ils suivront mon fils jusqu’à ses 16 ans ! Ce qui est une bonne nouvelle car des contrôles toujours à domicile avec la même équipe. Moi je dois continuer mes documents et je vais continuer (j’aimerais juste que Lydie Laurent face le même document mais version collège et lycée). Jamais nous n’avons évoqué le recours mais j’ai senti s’il y a eu la présence d’une conseillère ASH spécialisée en autisme, des tapes sur les doigts ont eu lieu et une réflexion inter-académie a dû avoir lieu.

Ils n’ont même pas prêté plus attention à nos phasmes mais ils ont dû se douter que des expériences sympathiques étaient en cours. (On m’a demandé la dernière fois de la manipulation !)

Mon fils était fier d’avoir réussit à faire des exercices lors d’un contrôle. D’avoir été aussi courageux que sa sœur quand c’était elle qui était concernée. Pas de différence ! Il est capable. D’ailleurs quand il a remarqué qu’ils étaient sur le point de partir, il a dit : « Mais… qu’est-ce que vous faites ? «  sur un air déçu que le contrôle soit déjà fini. Il a dit « au revoir » comme il a dit « bonjour ».

Nous, on était content qu’il soit finit car on était vidé en énergie ! Pourtant il faut se requinquer car ce week-end, notre miss fête ses 11 ans !

 

 

  • Je remercie Sandrine (ex-avocate) pour m’avoir aidé faire le recours. Son mari, formateur des professeurs des écoles pour avoir donné son avis.
  • Vous tous qui m’avez soutenu.

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3 commentaires sur « Contrôle académique pour mon fils autiste »

  1. Juste «  waouh » et félicitations pour tout ce travail , cette énergie.
    J’ai pris plaisir à lire ce retour et je vous remercie.
    Je suis contente de lire que tous vos efforts de ces derniers mois ont payés.
    Belle journée !

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  2. Félicitations à vous!!

    Le sam. 30 nov. 2019 à 11:55, Une autre école pour mes enfants a écrit :

    Ecole hors du temps posted:  » Hier j’ai eu le contrôle académique pour > l’année « scolaire » 2019/2020 concernant exclusivement mon fils. Un contrôle > académique « spécial autisme ». Une des raisons aussi que je suis moins à > écrire des articles sur les blogs. J’ai beaucoup de travail !  » >

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